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  1. How should we think scientifically about biological objects?

    • M Montévil
      .
    • en
    • Recording available
    • Seminar of the history, philosophy and biology teaching lab
    • History, Philosophy and Biology Teaching Lab, Universidade Federal da Bahia

    Scholars used Aristotelian reasoning in combination with theology to understand living beings, leading to natural theology, where god was the guarantee of biological norms. Transformism, notably Darwin, provided an alternative to this view; however, this alternative had to be acknowledged by scientists when the model of science was classical mechanics. It followed that thinking about biological objects remained similar to physics thinking, where norms are laws, or at least invariants and symmetries. The recurring analogies with technological objects, recently computers, as viewed by engineers (and not users or anthropology) also contributed to this theoretical and epistemological bias and confusion. On the opposite, we can think about biological objects differently, on renewed theoretical bases, by starting from theoretical principles that are sound in this field. Then, instead of fast analogies, numerous new questions, methods, and reasoning have to be fleshed out.

  2. Pensée théorique et sens des limites en science


    Nous recevons Maël Montévil, chercheur CNRS à l’ÉNS de Paris (République des Savoirs). La science demande une pensé théorique : celle-ci propose un regard sur la nature, oblige à en expliciter les principes, guide l’expérience, pose des limites à la connaissance et à l’action. Elle permet une éthique de la connaissance, c’est-à-dire “savoir faire un pas de côté” par rapport à ses propres conceptions et formuler une pensée critique, pour en comprendre les limites, et souvent ouvrir ainsi de nouvelles questions. Nous comparerons les situations en physique et biologie pour cerner ce qui est science par rapport à une technoscience négligeant la connaissance et déformant l’action sur le vivant. Nous réfléchirons de manière critique sur le rôle des données, leur interprétation et modélisation computationnelles, sur les mythes du génocentrisme en biologie qui rendent difficile de penser l’organisme en contexte. Nous esquisserons des parcours différents en train de se construire.

  3. Organization, historicity and causality


    Two models dominate reflection on causality, namely mechanisms and physics. The former focuses on very local processes, while the latter focuses on ahistorical systems. We argue that neither is a sufficient framework for biology. Instead, in biology, parts of a system collectively maintain each other, which enables us to understand how biological systems maintain themselves. This perspective corresponds notably to autopoiesis and closure of constraints, and is sometimes called organization. In this view, the part maintain each other, leading to circularities. It implies that a systemic mode of thinking is critical to understand these phenomena. However, they are also historical: the organization they maintain is the singular result of evolution, and they change over time. It follows that causality in biology has two distinct features. First, it has a circular dimension: how do singular organizations maintain themselves? Second, it has to include historical changes: how do we understand the appearance of novelty?

  4. Anastase de la philosophie, anastase des sciences


    Quel nouveau départ pour la philosophie ? S'il ne s'agit pas de s'affranchir des travaux antérieurs, ni de suivre la géopolitique restrictive du corpus heideggerien qui contrôle la politique post-décoloniale, comment constituer un nouveau corpus pour la philosophie ? Et quels sont les véritables enjeux de la philosophie au XXIe siècle ?

  5. Theoretical biology: Some strategic perspectives


    There is a lack of theoretical elaboration in biology, particularly in the study of organisms' life cycles. The underlying problem is the emergence of an episteme that structurally neglects these questions. In the case of biology, certain issues need to be addressed with precision, notably the articulation between systemic (physicalist or organicist) and historical (evolutionary but also developmental) reasoning. As an example of application, we will present the question of what disruption means in theoretical biology.

  6. Disruption et combinatoire en biologie


    Les désorganisations du vivant, dues aussi bien au changement climatique qu'aux pollutions chimiques (par les perturbateurs endocriniens), sont souvent décrites en termes de disruption. Pourtant, en biologie, la notion de disruption n'a pas encore été théorisée. Nous pensons que conceptualiser ces disruptions demande d'approfondir l'articulation entre la connaissance de la dimension systémique du vivant et de sa dimension historique. En particulier, en biologie les espaces de configurations possibles apparaissent et changent au cours du temps, mais seulement certaines configurations parmi elles sont viables - ce qui conduit à deux aspects de l'historicité biologique. La disruption serait alors la perte de ces configurations singulières, une forme de randomisation et de désindividuation, conduisant à une perte de viabilité.

  7. Quelle biologie théorique pour penser la (dés)organisation du vivant?


    La biologie théorique est rarement une discipline reconnue et discutée en tant que telle, et il est courant de confondre sa pratique avec la modélisation. Nous resituerons ce domaine dans l'ensemble de la biologie en insistant sur ses spécificités méthodologiques. Nous développerons certaines questions propres à la biologie théorique, notamment des pistes de recherches que nous poursuivons actuellement. Dans un second temps, nous aborderons une application qui est un enjeu majeur dans l'Anthropocène : la théorisation de la notion de disruption, utilisée informellement par de nombreux chercheurs en biologie et en écologie.

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