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  1. Architectonique théorique en biologie et applications


    Si la physique, notamment la mécanique classique, a largement été mobilisée comme modèle de la compréhension théorique de la nature, la biologie a dans une certaine mesure, réussi à s'en détacher avec la théorie de l'évolution, une théorie où l'historicité est première. Néanmoins, cette innovation épistémologique et méthodologique n'est pas miscible avec la méthode de théorisation physique et il s'ensuit une étrange cohabitation dont les enjeux sont rarement traités. Nous proposerons des directions pour repenser la théorisation en biologie en insistant sur le concept de nouveau possible. Nous montrerons aussi que ce travail permet de mieux comprendre des phénomènes biologiques cruciaux : la disruption des organisations biologique dans l'Anthropocène.

  2. Organisation du Vivant, Organologie des Savoirs : Technodiversité, biodiversité, noodiversité : nouveaux régimes de l’habiter

    • G Longo
      G Longo
      ,
      V Loubière
      V Loubière
      ,
      M Montévil
      M Montévil
      &
      V Puig
      V Puig
      .
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    • Centre Pompidou

    Pour repenser l’anthropos à lumière de l’entropocène, nous proposons de revenir aux racines philosophiques et historiques ou, en d’autres termes, à une épistémologie historique qui permette d’exercer une critique de l’alliance qui s’est construite, au cours d’un siècle et à partir d’une pensée scientifique emprise de mécanicisme, entre un nouveau scientisme, la technoscience du numérique, et les formes contemporaines de la gouvernance. En s’appuyant sur des notions floues d’information et de programme génétiques, aux conséquences fortes, on a produit une technoscience qui déborde aujourd’hui sur le vivant. Dans le même temps, les développements technologiques issus des révolutions industrielles successives désorganisent profondément le vivant, conduisant à ce qui est couramment appelé la sixième extinction de masse de l’histoire de la Terre, appelant une réforme du rapport entre technologie et vivant. De nombreuses études critiques font état du rôle politique des nouvelles technologies du numérique, dans ses deux développements les plus importants, l’informatique et l’intelligence artificielle, et dans leurs conséquences pour la compréhension du vivant. Les réseaux informatiques permettent une centralisation nouvelle de l’information, voire la gestion des activités humaines par des monopoles privés et par des gouvernements aux ambitions autoritaires croissantes. Des machines nous reconnaissent et nous suivent, proposent des réponses à des questions mal posées, en raison du formatage programmé qui précède et canalise nos pensées, nos actions et nos désirs. Numérique et biologique constituent aujourd’hui le nouveau milieu noétique dont nous devons prendre soin.

  3. Qu’appelle-t-on disruption en biologie?


    Le terme de disruption est utilisé largement en biologie, mais il a été peu théorisé. Qu'est ce qui distingue les disruptions des perturbations ou du concept très générique de "disturbances" en écologie? Nous défendrons l'idée que les disruptions demandent de comprendre le vivant à la fois dans son historicité et de manière systémique. Au cours du temps, notamment évolutif, le vivant se transforme et fait apparaître des traits singuliers, qui sont fonctionnels grâce à leurs singularités. Ceci constitue ce que nous avons appelé par ailleurs l'anti-entropie. Alors le premier type de disruption est la randomisation de cette singularité, conduisant à une perte de viabilité, qu'il s'agit toutefois de définir avec précision. Il y a cependant un deuxième type de disruption. Si le premier type correspond à la perte du résultat de l'histoire constituant une organisation, le deuxième type correspond à la perte de la capacité à produire des nouveautés fonctionnelles. Dans les deux cas, les disruptions sont un aspect essentiellement qualitatif de l’Anthropocène et de ce qui atteint à la fois la biodiversité et la santé humaine.

  4. Technologie et vivant : disruption et normativité


    Les biologistes décrivent actuellement une multitude de disruptions ayant lieu à tous les niveaux d’organisation du vivant, humains et non-humains. Ces disruptions proviennent principalement des technologies, qu’il s’agisse de la machine thermique issue de la première révolution industrielle, et du changement climatique subséquent, de la chimie avec notamment les perturbateurs endocriniens qui en sont issus, ou du numérique avec l’immixtion des écrans dans la relation parents-jeunes enfants (dans le cas des humains). Les infidélités du milieu ne sont pas étrangères au vivant comme le soulignait Canguilhem, mais la spécificité de ces disruption est leur rythme qui excède les capacité normative du vivant, humain et non-humain, conduisant à une contrepartie biologique de ce que Stiegler appelait la disruption comme régime actuel des sociétés humaines. Nous insisterons sur les conséquences de ces disruptions concernant le développement humain, biologique et psychique, et nous indiquerons des réponses possibles face à ces disruptions.

  5. Vers une nouvelle révolution industrielle ? L’entropie et ses enjeux


    Podcast et retranscription de l’entretien autour du 1er chapitre du livre "Bifurquer", sur les enjeux scientifiques, technologiques et politiques de la notion d'entropie. La discussion a eu lieu entre Bernard Stiegler, Maël Montévil, Marie Chollat-Namy et Victor Chaix, le 1er juillet 2020 - notre dernière rencontre avec le philosophe et fondateur de l'association.

  6. La disruption du vivant dans l’Anthropocène


    Les biologistes évoquent souvent la disruption des organisations biologiques ou des écosystèmes. Il s'agit par exemple de la disruption des relations écosystémiques par le changement climatique ou des perturbateurs endocriniens, endocrine disruptors en anglais. La notion de disruption correspond-elle a un phénomène original ? Elle devrait être alors distincte du concept de perturbation tel que développé en physique et utilisé pour analyser toute sorte de système. Nous montrerons comment cette question de la disruption en biologie soulève et demande de traiter des questions fondamentales en biologie théorique et discuterons plusieurs cas.

  7. The other beginning of philosophy


    Nel luglio 2021 sulla rivista Philosophy World Democracy, Jean-Luc Nancy ha lanciato un dibattito sulla filosofia, riprendendo la domanda di Heidegger sulla fine della filosofia e sul compito del pensiero, concludendo con queste parole: “(…) resisteremo all’insostenibile? O continueremo ad accontentarci della nostra scarsa autonomia filosofica? Oppure, perché no, farla finita con la filosofgia, dopo aver fornito la prova (che nessuno ha chiesto) di una superba, maestosa e abbondante inanità?” L’Istituto Psicoanalitico per le Ricerche Sociali (IPRS), l’IREP e l’Istituto Elvio Fachinelli (ISAP) propongono un dialogo sul compito della filosofia oggi, con ospiti internazionali:

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