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  1. Qu’appelle-t-on disruption en biologie?


    Le terme de disruption est utilisé largement en biologie, mais il a été peu théorisé. Qu'est ce qui distingue les disruptions des perturbations ou du concept très générique de "disturbances" en écologie? Nous défendrons l'idée que les disruptions demandent de comprendre le vivant à la fois dans son historicité et de manière systémique. Au cours du temps, notamment évolutif, le vivant se transforme et fait apparaître des traits singuliers, qui sont fonctionnels grâce à leurs singularités. Ceci constitue ce que nous avons appelé par ailleurs l'anti-entropie. Alors le premier type de disruption est la randomisation de cette singularité, conduisant à une perte de viabilité, qu'il s'agit toutefois de définir avec précision. Il y a cependant un deuxième type de disruption. Si le premier type correspond à la perte du résultat de l'histoire constituant une organisation, le deuxième type correspond à la perte de la capacité à produire des nouveautés fonctionnelles. Dans les deux cas, les disruptions sont un aspect essentiellement qualitatif de l’Anthropocène et de ce qui atteint à la fois la biodiversité et la santé humaine.

  2. Technologie et vivant : disruption et normativité


    Les biologistes décrivent actuellement une multitude de disruptions ayant lieu à tous les niveaux d’organisation du vivant, humains et non-humains. Ces disruptions proviennent principalement des technologies, qu’il s’agisse de la machine thermique issue de la première révolution industrielle, et du changement climatique subséquent, de la chimie avec notamment les perturbateurs endocriniens qui en sont issus, ou du numérique avec l’immixtion des écrans dans la relation parents-jeunes enfants (dans le cas des humains). Les infidélités du milieu ne sont pas étrangères au vivant comme le soulignait Canguilhem, mais la spécificité de ces disruption est leur rythme qui excède les capacité normative du vivant, humain et non-humain, conduisant à une contrepartie biologique de ce que Stiegler appelait la disruption comme régime actuel des sociétés humaines. Nous insisterons sur les conséquences de ces disruptions concernant le développement humain, biologique et psychique, et nous indiquerons des réponses possibles face à ces disruptions.

  3. Vers une nouvelle révolution industrielle ? L’entropie et ses enjeux


    Podcast et retranscription de l’entretien autour du 1er chapitre du livre "Bifurquer", sur les enjeux scientifiques, technologiques et politiques de la notion d'entropie. La discussion a eu lieu entre Bernard Stiegler, Maël Montévil, Marie Chollat-Namy et Victor Chaix, le 1er juillet 2020 - notre dernière rencontre avec le philosophe et fondateur de l'association.

  4. La disruption du vivant dans l’Anthropocène


    Les biologistes évoquent souvent la disruption des organisations biologiques ou des écosystèmes. Il s'agit par exemple de la disruption des relations écosystémiques par le changement climatique ou des perturbateurs endocriniens, endocrine disruptors en anglais. La notion de disruption correspond-elle a un phénomène original ? Elle devrait être alors distincte du concept de perturbation tel que développé en physique et utilisé pour analyser toute sorte de système. Nous montrerons comment cette question de la disruption en biologie soulève et demande de traiter des questions fondamentales en biologie théorique et discuterons plusieurs cas.

  5. The other beginning of philosophy


    Nel luglio 2021 sulla rivista Philosophy World Democracy, Jean-Luc Nancy ha lanciato un dibattito sulla filosofia, riprendendo la domanda di Heidegger sulla fine della filosofia e sul compito del pensiero, concludendo con queste parole: “(…) resisteremo all’insostenibile? O continueremo ad accontentarci della nostra scarsa autonomia filosofica? Oppure, perché no, farla finita con la filosofgia, dopo aver fornito la prova (che nessuno ha chiesto) di una superba, maestosa e abbondante inanità?” L’Istituto Psicoanalitico per le Ricerche Sociali (IPRS), l’IREP e l’Istituto Elvio Fachinelli (ISAP) propongono un dialogo sul compito della filosofia oggi, con ospiti internazionali:

  6. Écrans, parents, enfants, comment co-habiter?

    • M Montévil
      .
    • fr
    • CMA Chartreux, 13004 108 Boulevard Françoise Duparc Marseille

    Partager autour de nos initiatives et de nos expériences de terrain. Journée animée par des membres de la Clinique Contributive de l’IRI (institut de recherche et d’innovation)

  7. Pensée théorique et sens des limites en science


    Nous recevons Maël Montévil, chercheur CNRS à l’ÉNS de Paris (République des Savoirs). La science demande une pensé théorique : celle-ci propose un regard sur la nature, oblige à en expliciter les principes, guide l’expérience, pose des limites à la connaissance et à l’action. Elle permet une éthique de la connaissance, c’est-à-dire “savoir faire un pas de côté” par rapport à ses propres conceptions et formuler une pensée critique, pour en comprendre les limites, et souvent ouvrir ainsi de nouvelles questions. Nous comparerons les situations en physique et biologie pour cerner ce qui est science par rapport à une technoscience négligeant la connaissance et déformant l’action sur le vivant. Nous réfléchirons de manière critique sur le rôle des données, leur interprétation et modélisation computationnelles, sur les mythes du génocentrisme en biologie qui rendent difficile de penser l’organisme en contexte. Nous esquisserons des parcours différents en train de se construire.

  8. Life, Lust, Philosophy


    In July 2021, Jean-Luc Nancy, Divya Dwivedi and Shaj Mohan began a debate by taking up the themes of Heidegger on the end of philosophy and the other beginning of philosophy. If philosophy is not able to go beyond the determination of Heidegger as metaphysics, it will not survive long, even as inanity. In this debate, currently published in Philosophy World Democracy, Divya Dwivedi insists on the idea that philosophy encounters a stasis through its acceptance of the versions of Heidegger's "ontico-ontological difference", behind which hides the "Oriental-Occidental ". This stasis also stems from what Bernard Stiegler called for disruption, in which the responses of society, and in particular philosophy and criticism, are still late on technological changes. Maël Montévil argues that the analysis of this stasis must address the nature of the separation of philosophy and science for what he calls “bastard materialism”. To go beyond this stasis, literally, for the Ana-stasis of philosophy, Shaj Mohan proposes that we should be in the zone of "the obscure experience" while we explore new logic and Faculties. For this task Mohan asks us to discard classical laws of thought. Sergio Benevenuto published the text “The Eternal Ends of Philosophy” as a réponse to the debate and in it he questions the primacy of “philia” in philosophy. Instead, for another beginning he proposes “Eros” or “Lust” as a the passion.

  9. Jean-Luc Nancy : Anastasis de la pensée

    • D Dwivedi
      D Dwivedi
      ,
      J Lèbre
      J Lèbre
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      S Mohan
      S Mohan
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      M Montévil
      M Montévil
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      F Warin
      F Warin
      .
    • fr
    • ÉNS et Centre Pompidou, Paris

    Nancy a toujours été proche des préoccupations majeures de la philosophie – temps, être, espace, négativité, forme, image. Se souvenir de lui, c’est recommencer d’une manière plurielle avec lui pour assurer sa levée plus que sa relève dans l’avenir de la pensée.

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