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  1. Vers une nouvelle révolution industrielle ? L’entropie et ses enjeux


    Podcast et retranscription de l’entretien autour du 1er chapitre du livre "Bifurquer", sur les enjeux scientifiques, technologiques et politiques de la notion d'entropie. La discussion a eu lieu entre Bernard Stiegler, Maël Montévil, Marie Chollat-Namy et Victor Chaix, le 1er juillet 2020 - notre dernière rencontre avec le philosophe et fondateur de l'association.

  2. Pensée théorique et sens des limites en science


    Nous recevons Maël Montévil, chercheur CNRS à l’ÉNS de Paris (République des Savoirs). La science demande une pensé théorique : celle-ci propose un regard sur la nature, oblige à en expliciter les principes, guide l’expérience, pose des limites à la connaissance et à l’action. Elle permet une éthique de la connaissance, c’est-à-dire “savoir faire un pas de côté” par rapport à ses propres conceptions et formuler une pensée critique, pour en comprendre les limites, et souvent ouvrir ainsi de nouvelles questions. Nous comparerons les situations en physique et biologie pour cerner ce qui est science par rapport à une technoscience négligeant la connaissance et déformant l’action sur le vivant. Nous réfléchirons de manière critique sur le rôle des données, leur interprétation et modélisation computationnelles, sur les mythes du génocentrisme en biologie qui rendent difficile de penser l’organisme en contexte. Nous esquisserons des parcours différents en train de se construire.

  3. Anastase de la philosophie, anastase des sciences


    Quel nouveau départ pour la philosophie ? S'il ne s'agit pas de s'affranchir des travaux antérieurs, ni de suivre la géopolitique restrictive du corpus heideggerien qui contrôle la politique post-décoloniale, comment constituer un nouveau corpus pour la philosophie ? Et quels sont les véritables enjeux de la philosophie au XXIe siècle ?

  4. Disruption et combinatoire en biologie


    Les désorganisations du vivant, dues aussi bien au changement climatique qu'aux pollutions chimiques (par les perturbateurs endocriniens), sont souvent décrites en termes de disruption. Pourtant, en biologie, la notion de disruption n'a pas encore été théorisée. Nous pensons que conceptualiser ces disruptions demande d'approfondir l'articulation entre la connaissance de la dimension systémique du vivant et de sa dimension historique. En particulier, en biologie les espaces de configurations possibles apparaissent et changent au cours du temps, mais seulement certaines configurations parmi elles sont viables - ce qui conduit à deux aspects de l'historicité biologique. La disruption serait alors la perte de ces configurations singulières, une forme de randomisation et de désindividuation, conduisant à une perte de viabilité.

  5. Quelle biologie théorique pour penser la (dés)organisation du vivant?


    La biologie théorique est rarement une discipline reconnue et discutée en tant que telle, et il est courant de confondre sa pratique avec la modélisation. Nous resituerons ce domaine dans l'ensemble de la biologie en insistant sur ses spécificités méthodologiques. Nous développerons certaines questions propres à la biologie théorique, notamment des pistes de recherches que nous poursuivons actuellement. Dans un second temps, nous aborderons une application qui est un enjeu majeur dans l'Anthropocène : la théorisation de la notion de disruption, utilisée informellement par de nombreux chercheurs en biologie et en écologie.

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