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Contents tagged “entropy”

There are 8 contents with the tag “entropy”:

  1. Entropies and the Anthropocene crisis

    Entropies and the Anthropocene crisis

    AI and society


    Entropy is a transversal notion to understand the Anthropocene, from physics to biology and social organizations. For the living, it requires a counterpart: anti-entropy.

    Abstract

    The Anthropocene crisis is frequently described as the rarefaction of resources or resources per capita. However, both energy and minerals correspond to fundamentally conserved quantities from the perspective of physics. A specific concept is required to understand the rarefaction of available resources. This concept, entropy, pertains to energy and matter configurations and not just to their sheer amount.
    However, the physics concept of entropy is insufficient to understand biological and social organizations. Biological phenomena display both historicity and systemic properties. A biological organization, the ability of a specific living being to last over time, results from history, expresses itself by systemic properties, and may require generating novelties The concept of anti-entropy stems from the combination of these features. We propose that Anthropocene changes disrupt biological organizations by randomizing them, that is, decreasing anti-entropy. Moreover, second-order disruptions correspond to the decline of the ability to produce functional novelties, that is, to produce anti-entropy.

    Keywords: entropy, anti-entropy, resources, organization, disruption, Anthropocene

  2. Sciences et entropocène. Autour de Qu’appelle-t-on panser ? de Bernard Stiegler

    Sciences et entropocène. Autour de Qu’appelle-t-on panser ? de Bernard Stiegler

    EcoRev’


    Bernard Stiegler soulignait l’importance de la question de l’entropie, conduisant au concept d’entropocène. L’auteur introduit et illustre ce concept pour montrer sa pertinence d’un point de vue physique, biologique et social.

    Abstract

    En examinant le second tome de Qu’appelle-t-on panser (1), le théoricien de la biologie et épistémologue Maël Montévil, qui a collaboré avec Bernard Stiegler à la fois sur des questions théoriques et sur des expérimentations territoriales, s’arrête sur le rôle des sciences dans l’Anthropocène pour souligner leur difficulté à penser cette ère et, ce faisant, à prendre soin des vivants, humains et non-humains, des techniques et des sciences elles-mêmes. Stiegler soulignait l’importance de la question de l’entropie, conduisant au concept d’entropocène. L’auteur introduit et illustre ce concept pour montrer sa pertinence d’un point de vue physique, biologique et social. Ce faisant, il insiste sur la parenté mais aussi sur les différences entre ces phénomènes. Dans le cas des humains, les savoirs jouent un rôle central pour lutter contre l’entropie, et les sciences pourraient retrouver leur compte en contribuant au développement – urgent – de savoirs territoriaux.

  3. Anthropocène, exosomatisation et néguentropie

    Anthropocène, exosomatisation et néguentropie

    Bifurquer. Il n’y a pas d’alternative


    L’économie industrielle a pris forme entre la fin du XVIIIe siècle et le XIXe siècle – d’abord en Europe occidentale puis en Amérique du Nord. Outre les productions techniques, elle aura conduit à des productions technologiques – mobilisant des sciences pour produire des biens industriels – : comme...

    Abstract

    L’économie industrielle a pris forme entre la fin du XVIIIe siècle et le XIXe siècle – d’abord en Europe occidentale puis en Amérique du Nord. Outre les productions techniques, elle aura conduit à des productions technologiques – mobilisant des sciences pour produire des biens industriels – : comme Marx l’aura montré en 1857, le capitalisme fait du savoir et de sa valorisation économique son élément premier.
    La physique de Newton et la métaphysique qui l’accompagne sont à l’origine du cadre épistémique (au sens de Michel Foucault) et épistémologique (au sens de Gaston Bachelard) de cette grande transformation – qui est la condition de ce que Karl Polanyi appellera lui-même « la grande transformation ». Dans cette transformation, l’otium (le temps de loisirs productifs) se soumet au negotium (les affaires du monde). Pendant ce temps, les mathématiques sont appliquées à travers des machines à calculer toujours plus puissantes et performatives – appelées computers après la deuxième guerre mondiale.
    Après des précurseurs tels que Nicholas Georgescu-Roegen, lui-même inspiré par Alfred Lotka, nous soutiendrons dans le présent ouvrage que l’économie politique, dans ce qui est appelé l’ère Anthropocène (thématisée en 2000 par Paul Krutzen, et dont les caractéristiques ont été décrites par Vladimir Vernadsky dès 19263) est un défi qui nécessite un réexamen fondamental de ces cadres épistémiques et épistémologiques.
    Avec Darwin, les êtres vivants sont devenus partie intégrante d’un processus historique en constant devenir. Chez l’homme, les savoirs sont une partie de ce processus qui est performative, au double sens de ce mot : à la fois au sens de l’efficience et au sens de la prescription. Ce processus devient exosomatique, c’est à dire extra-corporel, comme le montre Lotka, qui façonne et remodèle les modes de vie afin, notamment, de limiter les effets négatifs des nouveautés techniques.

    Citation
    Montévil, Maël, Bernard Stiegler, Giuseppe Longo, Ana M. Soto, and Carlos Sonnenschein. 2020. “Anthropocène, Exosomatisation et Néguentropie.” In Bifurquer. Il n’y a Pas d’alternative, 57–80. Les liens qui libèrent. http://www.editionslesliensquiliberent.fr/livre-Bifurquer-609-1-1-0-1.html
    Manuscript Citation Publisher Full text
  4. Anthropocene, exosomatization and negentropy

    Anthropocene, exosomatization and negentropy

    On transition : in response to Antonio Guterres


    After precursors such as Nicholas Georgescu-Roegen, himself inspired by Alfred Lotka, we maintain that political economy in what is now called the Anthropocene is a challenge that requires a fundamental reconsideration of epistemology.

    Abstract

    The industrial economy took shape between the late eighteenth century and the nineteenth century, initially in Western Europe and then in North America. Besides technical production, it involves technological production – the integration of sciences in order to produce indus-trial goods –, to the strict extent that, as Marx showed, capitalism makes knowledge and its economic valorization its primary element.
    Newton’s physics and the metaphysics that goes with it originated the epistemic (in Michel Foucault’s sense) and epistemological (in Gaston Bachelard’s sense) framework of this great transformation. In this transformation, otium (productive leisure time) submits to negotium (worldly affairs, business). All along, mathematics has been applied with ever more powerful and performative calculating machines.
    After precursors such as Nicholas Georgescu-Roegen, himself inspired by Alfred Lotka, we maintain that political economy in what is now called the Anthropocene (whose features were delineated by Vladimir Vernadsky in 1926) is a challenge that requires a fundamental reconsideration of these epistemic frameworks and epistemological frameworks. With Dar-win, living beings became part of a historical process of becoming. In humans, knowledge is a performative part of this process that shapes and reshapes lifestyles in order to tame the im-pact of technical novelties.

    Citation
    Montévil, Maël, Bernard Stiegler, Giuseppe Longo, Ana M. Soto, and Carlos Sonnenschein. 2020. “Anthropocene, Exosomatization and Negentropy.” In On Transition : In Response to Antonio Guterres. https://internation.world/
    Manuscript Citation Publisher Full text
  5. De l’œuvre de Turing aux défis contemporains pour la compréhension mathématique du vivant

    De l’œuvre de Turing aux défis contemporains pour la compréhension mathématique du vivant

    Intellectica


    Turing distingue l’imitation d’un phénomène de sa modélisation. En biologie, il n'y a cependant pas encore de cadre théorique pour encadrer la pratique de modélisation.

    Abstract

    Turing distingue soigneusement l’imitation de la modélisation d’un phénomène. Cette dernière vise à saisir la structure causale du phénomène étudié. En biologie, il n’y a cependant pas de cadre théorique bien établi pour encadrer la pratique de modélisation. Nous partons de l’articulation entre la compréhension du vivant et la thermodynamique, en particulier le second principe. Ceci nous conduira à expliciter les défis théoriques et épistémologiques pour la compréhension mathématique du vivant. En particulier, l’historicité du vivant est un défi rarement abordé explicitement dans ce domaine. Nous pensons que ce défi nécessite un renversement complet de l’épistémologie de la physique afin d’aborder de manière théoriquement précise les organismes vivants. Ce changement épistémologique est pertinent tant pour la pratique théorique que pour l’interprétation des protocoles et résultats expérimentaux.

    Keywords: anti-entropie, entropie, épistémologie, historicité, morphogenèse, Turing

  6. Entretien sur l’entropie, le vivant et la technique : Deuxième partie

    Entretien sur l’entropie, le vivant et la technique : Deuxième partie

    Links series


    Entretien entre B. Stiegler et M. Montévil sur l'entropie et l'anti-entropie dans l'étude du vivant et des techniques et les enjeux de l'Anthropocène.

  7. Entretien sur l’entropie, le vivant et la technique : Première partie

    Entretien sur l’entropie, le vivant et la technique : Première partie

    Links series


    Entretien entre B. Stiegler et M. Montévil sur l'entropie et l'anti-entropie dans l'étude du vivant et des techniques et pour les enjeux de l'Anthropocène.

  8. In search of principles for a Theory of Organisms

    In search of principles for a Theory of Organisms

    Journal of biosciences


    Lacking an operational theory to understand life cycles hinders progress in biology. We discuss elements towards such a theory, such as inertia and thermodynamics.

    Abstract

    Lacking an operational theory to explain the organization and behaviour of matter in unicellular and multicellular organisms hinders progress in biology. Such a theory should address life cycles from ontogenesis to death. This theory would complement the theory of evolution that addresses phylogenesis, and would posit theoretical extensions to accepted physical principles and default states in order to grasp the living state of matter and define proper biological observables. Thus, we favour adopting the default state implicit in Darwin’s theory, namely, cell proliferation with variation plus motility, and a framing principle, namely, life phenomena manifest themselves as non-identical iterations of morphogenetic processes. From this perspective, organisms become a consequence of the inherent variability generated by proliferation, motility and self-organization. Morphogenesis would then be the result of the default state plus physical constraints, like gravity, and those present in living organisms, like muscular tension.

    Keywords: Animals, Biological Evolution, Biophysics/methods, Cell Division, Mice, Models, Morphogenesis, Thermodynamics

    Citation
    Longo, Giuseppe, Mael Montevil, Carlos Sonnenschein, and Ana M. Soto. 2015. “In Search of Principles for a Theory of Organisms.” Journal of Biosciences 40 (5): 955–68. https://doi.org/10.1007/s12038-015-9574-9
    Manuscript Citation Publisher Full text

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