Séminaire sur le vivant 2026-2027
Perpétuant les orientations impulsées par Jean-Jacques Kupiec lors de sa création, le séminaire Cavaillès se donne pour objet l'histoire et la philosophie des sciences du vivant. Une fois par mois un acteur des sciences expérimentales ou humaines est invité à y présenter ses travaux et réflexions. Le séminaire se veut ouvert à toutes et à tous, avec l'objectif de croiser les regards, partager les connaissances et favoriser les échanges sur un large spectre de thématiques et de questions. Il entend être le témoin de la vitalité, l'actualité et la fertilité des recherches en épistémologie historique des sciences biomédicales, ainsi que de leur incidence sur les débats scientifiques contemporains.
Adresse :
ENS - 45 ou 29, rue D'Ulm - Paris Ve
Organisé par
Maël Montévil (CNRS/RDS/Centre Cavaillès), Caroline Petit (CNRS/RDS/Centre Cavaillès) et Anton Robert (Ed540/RDS/Centre Cavaillès)
Présentation :
Dans la lignée des sessions précédentes, organisées par Jean-Jacques Kupiec, puis par Gérard Lambert et Thomas Heams, le séminaire sur le vivant du centre Cavaillès se donne pour objet les défis conceptuels de la connaissance du vivant, en articulant théorie et pratique. Une fois par mois, une chercheuse des sciences du vivant, de l'histoire ou de la philosophie de cette discipline, ou un praticien, est invité à y présenter ses travaux et réflexions.
Le séminaire se veut ouvert à toutes et à tous, avec l'objectif de croiser les regards, partager les connaissances et favoriser les échanges sur un large spectre de thématiques et de questions. Il entend être le témoin de la vitalité, de l'actualité et de la fertilité des recherches à la croisée des humanités et des sciences du vivant, pour en aborder autant les questions théoriques qu’elles portent que leur incidence sur les débats contemporains.
Programme :
salle de réunion Cavaillès
et en visio (demander le lien)
Mercredi 17 octobre 2026, 16h-18h Louis Virenque (IHPST, Paris 1)
« Agentivité, organisation, évolution »
Résumé : Le concept d’agentivité (agency) connaît un certain engouement en biologie et en philosophie de la biologie, comme en témoigne l’augmentation du nombre d’articles, de conférences et de projets internationaux qui y sont consacrés. Malgré cet engouement, qui a démarré il y a tout juste dix ans, aucun consensus n’existe quant à son sens et à son statut en biologie. En effet, ce concept est tantôt utilisé de façon spécifique en philosophie de l’action pour désigner la capacité d’action intentionnelle d’un être humain, tantôt de façon générique pour caractériser l’action d’une entité sur une autre. Dans cette présentation, nous expliquerons les raisons pour lesquelles cette notion est mise en avant en biologie, pourquoi son usage soulève des difficultés et comment la redéfinir peut permettre de les surmonter.
Mercredi 18 novembre 2026, 16h-18h
Mercredi 9 décembre 2026, 16h-18h
Mercredi 13 janvier 2026, 16h-18h
Mercredi 24 février 2027, 16h-18h Artemis Korniliou (IHPST, Paris 1)
« Les fondements épistémologiques de la biogéographie évolutive.
Vers une approche spatio-temporelle du vivant »
Résumé : Le vivant est intrinsèquement lié à la spatialité et aux différentes temporalités qui lui sont propres. À travers ce travail de thèse nous proposons que les sciences du vivant, et en particulier la biogéographie évolutive, constituent un cadre théorique propice pour étudier une unité spécifique de biodiversité, l’aire biogéographique. Nous explicitons les théories et méthodes scientifiques qui interviennent pour l’étude des régions biogéographiques et proposons une épistémologie de la biogéographie. Ainsi, nous montrerons que l’approche épistémologique du paradigme biogéographique peut à son tour contribuer à une réflexion sur l’épistémologie spatio-temporelle du vivant.